Dans la tête d’une semi-marathonienne

J’ai récemment couru un semi-marathon. C’était à l’occasion du Light on Run Madine** (je vous avais déjà parlé du lac de Madine ici). Un parcours plutôt sympa de 21,1 kilomètres qui fait tout le tour du lac. Ce parcours est assez plat (dénivelé positif de 110 m), sur route et sur sentier. On court en campagne, en forêt, sur les rives du lac, et on traverse aussi un petit village, Montsec.

Madine

C’était la deuxième fois que je courais cette distance. La première fois date de plusieurs années. Depuis, j’ai fait subir à mon corps une grosse période de sédentarité et j’ai aussi fabriqué un Petit Chardon. Alors, j’avais des incertitudes sur ma capacité à renouveler l’expérience du semi avec succès.

Mais je me suis entraînée le plus sérieusement possible, pendant plusieurs mois, et voilà, non seulement j’ai fini la course, mais j’ai aussi atteint mon objectif de temps.

Trêve de blabla introductif, aujourd’hui je voulais juste vous partager, pour le fun, quelques morceaux choisis de mes pensées kilomètre après kilomètre, un peu sur le même format que mon billet sur les pensées d’un vélotafeur, saison après saison.

C’est parti, enfilez vos baskets, on y va !

Avant le départ

  • Dans le bouchon de 4 kilomètres pour arriver sur le site de course :
    • hum… j’irai pas plus vite si je courais sur le bord de la route ?
  • A 3 km du site de course :
    • euh… je ne serai jamais à l’heure pour prendre le départ
  • A 2,5 km du site de course :
    • j’y vais en courant ? j’y vais pas ?
  • A 2 km du site de course :
    • j’y vais en courant ! sinon je rate le départ !
  • Enfin sur le site de course, 5 minutes avant le départ :
    • pas sérieux du tout ce mytho-échauffement, j’ai couru plus vite que mon allure de course !

Après le départ

  • 100 mètres :
    • évidemment, partie dans les derniers. Mais ils sont où déjà tous les autres là, faut pas que je me plante de chemin !
  • 200 mètres :
    • c’est bien par là ?
  • 300 mètres :
    • oui c’est bon c’est par là. Pas raisonnable du tout ce départ à vive allure, mais je dois rattraper un peu le peloton quand même
  • 1 km :
    • voilà on va calmer un peu l’allure là
  • 2 km :
    • c’est le moment où on s’éloigne vraiment du site de départ, plus question de déclarer forfait
  • 3 km :
    • très agréable ce passage en forêt, on entend même un coucou !
  • 3,5 km :
    • coucou ! coucou !
  • 4 km :
    • le ravito n’est plus qu’à 1 km, je peux finir ma gourde maintenant
  • 5 km :
    • il est où ce put… de ravito ?
  • 6 km :
    • toujours pas de ravito ?? suis pourtant sur le bon chemin
  • 6,2 km :
    • aaaaah enfin, ravito !
  • 6,5 km :
    • charmant ce passage sur cette petite digue entre deux étangs. Oh ! On entend les grenouilles !
  • 7 km :
    • encore deux fois ça. Je peux vraiment le faire ?
  • 8 km :
    • on y va on y va
  • 9 km :
    • suis pas sûre mais on a dû passer les 9 km là
  • 10 km :
    • suis dans les temps mais faut pas traîner
  • 12 km :
    • ravito ! humm jamais mangé un bretzel aussi bon !!
  • 13 km :
    • j’aperçois la butte de Montsec, mais ils ne nous font pas monter là-haut normalement
  • 14 km :
    • rah mais ça monte là ! Sur la route en plein soleil en plus !
  • 14,5 km :
    • ralentis un max sinon tu vas tomber dans les pommes et t’auras tout gagné
  • 15 km :
    • aaaaah ravito ! Eau, banane, et y a même des tagadaaaa !
  • 16 km :
    • encore 5 km, une petite sortie quoi. M’enfin j’ai jamais fait de petite sortie après avoir déjà fait 16 bornes…
  • 17 km :
    • c’est le début de la partie longue, toute droite, pfff. Rah c’est long 4 km quand même
  • 18 km :
    • même à endurance fondamentale jusqu’à la fin je peux atteindre mon temps cible
  • 19 km :
    • de toute façon je ne peux pas aller plus vite que l’endurance fondamentale, là
  • 20 km :
    • tenir
  • 20,5 km :
    • tenir
  • 21 km :
    • rah mais faut quand même être frappé pour courir autant purée
  • 21,1 km :
    • ouiiiiii pile mon temps !

Après l’arrivée

  • 1 min après l’arrivée :
    • soif
  • 2 min après l’arrivée :
    • purée j’ai la tremblote, j’arrive même pas à rester immobile pour la photo finish
  • 3 min après l’arrivée :
    • aaah j’ai trouvé les ravito-tagadas, ça va mieux
  • 1h après l’arrivée, retour à la maison :
    • une douche c’est pas du luxe. M’enfin si j’arrive à entrer dans la baignoire, elle m’a l’air vachement plus haute qu’avant la course.
  • 1h20 après l’arrivée :
    • humm ça va bien, pas trop de douleurs en fait. Faut juste pas que je m’allonge, sinon je dors tout l’aprèm
  • 1h30 après l’arrivée :
    • fière fière fière

🙂

Vous imaginiez tout ça dans la tête d’une semi-marathonienne ?

Vous êtes vous-même semi-marathonien ou vous en rêvez ? Racontez-moi !

3 commentaires sur “Dans la tête d’une semi-marathonienne

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