Ca y est, j’ai fait ma frénésie bulbique annuelle. Pour ceux qui découvrent le terme, il s’agit d’une crise qui me prend tous les ans en automne, et qui consiste en une envie irrépressible de me fournir en bulbes printaniers pour les planter çà et là dans mon jardin. J’exagère à peine.
Novembre est un des pires mois de l’année pour moi. Je le hais de haine pure. J’en avais déjà parlé ici. La dépression saisonnière et les fucking microbes de saison ne me ratent jamais. Alors pour me consoler et pour bien me persuader que le printemps reviendra, je rêve mon jardin de la saison prochaine et je plante des bulbes. Na.
Par exemple, en 2019 j’avais craqué pour des crocus… et des tulipes.
En 2021, la crise avait été plus sévère : j’avais acquis des puschkinias, des muscari bleu clair, des jacinthes… et des tulipes.
Cette année, j’ai carrément passé commande sur internet et je me suis fait livrer chez moi. On a franchi un nouveau cap, c’est moi qui vous le dis.

Et heureusement car avec la grippe que je me suis farcie, je n’étais pas en état du tout d’aller courir les jardineries. J’ai pu garder mes forces pour la plantation.
Et c’est ainsi que, si tout se passe bien, deux mini-massifs devraient venir colorer mon jardin au printemps. Le premier mélange des tulipes Darwin aux tons chauds avec des jacinthes en camaïeu de bleu. Et le second, censément précoce, comporte des tulipes botaniques hyper mignonnes roses à cœur violet (variété Little Beauty) et mes tout premiers iris réticulata (variété Katharine Hodgkin), d’un bleu comme je les aime.
Bon, c’est pas le tout, mais c’est quand, le printemps ?