Récemment, pendant mon séjour dans le Pas-de-Calais, j’ai eu 3 occasions de sortir de mes habitudes photographiques.
En effet, je me suis retrouvée dans des conditions de couleur et de luminosité qui m’ont obligée à faire preuve d’astuce et de créativité plus que de technique. Encore que… la technique n’a pas été inutile non plus.
Le point commun de ces trois images est qu’elles sont en noir et blanc. Et rien que ça, pour moi qui préfère largement la couleur, c’est un défi. Mais il me semble que j’ai bien réussi à faire passer mes émotions dans ces images, en dépit de l’absence de couleur.
Je vous montre ?
Photo n°1 : Résister à la tourmente
La première photo, vous l’avez déjà vue dans l’article qui relatait le séjour. Il s’agit du fort d’Ambleteuse. Le noir et blanc s’est imposé par le caractère historique et ancien du sujet, mais pas que. Je trouvais que la gamme des gris présents était suffisamment large pour que l’image soit intéressante du point de vue du contraste.
La deuxième chose que j’ai essayé d’exprimer avec cette image, c’est la puissance des éléments, en l’occurrence de la mer, par contraste évidemment avec la stabilité tranquille du fort. J’ai donc cherché un temps d’exposition suffisamment long pour qu’on ait une impression de brume et que la mer soit bien claire, et suffisamment court pour garder un peu de détail dans les vagues les plus impressionnantes.
Au post-traitement, j’ai fait en sorte de renforcer tous ces points que j’avais déjà en tête au moment de la prise de vue. En plus de cela, j’ai appliqué un filtre dégradé, pour que le ciel ne soit pas plus clair que la mer. Ça lui donne un effet plus menaçant qu’en vrai 😉

Photo n°2 : Un coup de foudre
Cette photo est la première que j’ai prise de la magnifique raie manta de l’aquarium Nausicaa. Elle correspond au moment où j’en suis tombée amoureuse en fait 💘.
Les conditions de lumière en aquarium font que le rendu des couleurs en photo est souvent très bizarre. L’appareil est perdu, il ne sait pas trop comment faire la balance des blancs (ça, si on shoote en raw, ça peut se rattraper au post-traitement). Comme il fait sombre, l’autofocus a un peu de mal, et pour ne rien arranger, les sujets sont souvent en déplacement rapide. Bref, c’est le festival de la photo ratée.
De fait, cette photo pourrait être considérée comme ratée. Techniquement, elle l’est sans doute. Beaucoup trop sombre, un peu trop floue sur le sujet principal… Mais je l’aime beaucoup ainsi, parce que cette faible luminosité et ce flou expriment la magie de cette première rencontre avec l’animal.
J’ai tenté de la post-traiter pour la rendre plus claire, mais paradoxalement, je l’ai alors trouvée beaucoup moins lisible. Je vous la laisse donc comme ça.
C’est sûr, elle ne plaira pas à tout le monde !

Photo n°3 : Silhouette
Si vous avez lu le récit de mon séjour, vous savez que j’ai abandonné l’ascension du Cap Blanc-Nez au premier belvédère.
J’ai donc cherché à photographier de loin le monument emblématique du cap, à savoir l’obélisque qui rend hommage à la Patrouille de Douvres (chargée de protéger le détroit du Pas de Calais pendant la Première Guerre Mondiale). Mais le soleil était placé juste derrière.
J’ai donc choisi d’exploiter le contre-jour en photographiant avec une ouverture minimale. Ainsi le soleil prend la forme d’une étoile et la photo, en particulier la mer, n’est pas complètement surexposée.

Quelle est votre préférée parmi ces trois photos ? Vous donnent-elles envie de découvrir la Côte d’Opale ?
Je vous reparlerai une dernière fois de la raie manta dans un article à venir ! A bientôt !
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