Chose promise, chose due, voici une dernière apparition sur mon blog de la raie manta de Nausicaa ! 🦈
Je vous avais parlé dans cet article des difficultés qu’il y a à photographier un univers sous-marin, qui plus est en aquarium.
L’un des éléments les plus contraignants est la gestion de la couleur. Tout paraît bleu fluo, car l’obscurité et l’éclairage artificiel perdent complètement l’appareil, qui ne sait plus gérer la balance des blancs convenablement. En d’autres termes, il ne sait plus ce qui est censé être blanc.
Pour la raie manta, en laissant l’appareil appliquer ses réglages habituels, j’avais cette image en sortie :

D’où l’importance de photographier en raw. Je vous exposais déjà ici quelle était la différence entre un fichier raw et un fichier jpeg. En substance, on peut dire que le raw est un fichier qui n’est pas une image finalisée, mais qui contient, pour chaque cellule du capteur de l’appareil, toutes les informations nécessaires pour reconstituer l’image. Et le fait de connaître toutes ces informations (couleur, luminosité…) permet de reconstruire et travailler l’image, pixel par pixel (ou à peu près).
En particulier, on peut retravailler la balance des blancs. Ici le résultat a été miraculeux, je vous laisse juge.


Ce que j’ai fait, principalement, ça a été d’indiquer au logiciel quels pixels correspondaient à du blanc. Sachant cela, il a pu recalibrer toute l’image en fonction de ce repère. Pour le reste, j’ai :
- appliqué une réduction du bruit
- appliqué un léger vignettage sombre
- et comme toujours pour une publication sur le blog, j’ai diminué la taille de l’image
Et c’est tout ! J’étais tellement impressionnée par ce résultat que j’ai décidé sur le champ qu’il fallait que je vous en parle. Tout le monde doit être au courant des merveilles qui sont à portée de raw ! 🙂
A bientôt !