C’est à l’occasion d’un « entraînement pour la randonnée » (dixit Petit Chardon) autour de notre village que j’ai pu tirer le portrait des plantes qui vont suivre.
Certaines ont déjà été mentionnées sur le blog.
Je m’attarderai un peu plus sur celles que nous n’avons pas encore évoquées.
Vous remarquerez que toutes ces plantes ont en commun d’être comestibles. Je ne peux que vous rappeler ici que
- La cueillette de plantes sauvages a des règles
- Il faut prendre toutes les précautions nécessaires avant d’en consommer.
Vous trouverez un récapitulatif très bien fait de ces règles et précautions ici sur le site du Chemin de la Nature.
C’est parti, allons botaniser !
Lamiers
Vous connaissiez déjà le lamier pourpre, le revoici, avec ses cousins le lamier jaune et le lamier blanc.
Ce derniers sont plus hauts et plus volumineux. Ils ressemblent à s’y méprendre à des orties, mais ils ne sont pas urticants du tout.
Ces trois lamiers sont des plantes sauvages comestibles. Il est par exemple possible d’en faire des tisanes, des soupes et des gratins mais je n’ai pas encore osé essayer.
Lierre terrestre
J’avais fait une photo de cette plante dans mon jardin en 2020, elle se faisait très discrète et se cachait derrière un brin d’herbe. Je l’ai retrouvée lors de notre balade, elle formait des tapis entiers. Plus tard, j’ai voulu voir si elle était toujours présente dans mon jardin et j’ai eu la surprise de voir que là aussi, elle faisait un petit tapis, dans un coin du jardin relativement peu tondu.
J’aime bien cette plante, elle est aromatique, à mi-chemin entre le thym et l’origan. Certains la voient bleue mais, entre nous, dites-moi franchement… elle est violette, non ? 😉

Cardamine des prés
Pour photographier celle-là, j’ai dû batailler ferme avec Petit Chardon qui voulait à toute force la cueillir. En ce moment elle forme de jolies touffes rose-violet très clair dans les champs. Elle fait partie de la famille des brassicacées, comme le chou. Son fruit est une silique (sorte de gousse) explosive. Sa fleur a 4 pétales en croix. Les feuilles supérieures ont des folioles allongés tandis que les feuilles inférieures ont des folioles arrondis. Elle est comestible mais un peu amère et piquante. On l’avait déjà rencontrée dans les Vosges.
Coucou
Ou la primevère officinale. Pour celle-ci aussi j’ai dû batailler : cette fois Petit Chardon a manqué plusieurs fois de l’écraser. Et son pied était toujours en arrière-plan… Mais j’ai profité qu’il courait loin devant (les cheveux au vent) pour m’attarder deux minutes et faire un portrait plus classique de la belle jaune.

A l’identification, j’ai un peu hésité : primevère officinale (coucou) ou primevère des bois (primevère élevée) ? Alors j’ai cherché pour vous les principales différences entre les deux :
- la fleur : jaune vif avec tâches orangées à la base, et odorantes, pour la primevère officinale, jaune pâle et non odorantes pour la primevère des bois
- le calice : renflé, blanchâtre et tomenteux pour la primevère officinale, non renflé, vert foncé aux angles et légèrement pubescent pour la primevère des bois
- les feuilles : dessous grisâtre et pubescent pour la primevère officinale, vertes des deux côtés pour la primevère des bois
Bref, niveau alimentaire, j’ai lu que les deux sont comestibles mais qu’il n’y a que les fleurs de la primevère officinale qui donneront du parfum aux desserts. La tige, quant à elle, aurait un goût qui rappelle l’anis ou le clou de girofle.
Voilà, c’est tout pour la balade d’aujourd’hui ! A bientôt pour de nouvelles aventures botaniques… et stellaires 🌟
Sources
Tela Botanica, Fiche de la primevère officinale, eFlore, [En ligne], https://www.tela-botanica.org/bdtfx-nn-120878-synthese[consulté le 12 avril 2026]
Tela Botanica, Fiche de la primevère des bois, eFlore, [En ligne], https://www.tela-botanica.org/bdtfx-nn-53174-synthese [consulté le 12 avril 2026]
Deshayes, Nathalie. «La primevère – mangeons du coucou », blog Plantes Sauvages Comestibles, https://plantes-sauvages-comestibles.com/la-primevere-mangeons-du-coucou/[En ligne] [consulté le 12 avril 2026]
Deshayes, Nathalie. «Les cardamines – plantes comestibles de printemps », blog Plantes Sauvages Comestibles, https://plantes-sauvages-comestibles.com/les-cardamines-plantes-comestibles-de-printemps/[En ligne] [consulté le 12 avril 2026]
S.G. Fleischhauer, J. Guthmann et R. Spiegelberger, Plantes sauvages comestibles, Ulmer, « Vieilles racines et jeunes pousses », 2018, 256 p.
Ligue de Protection des Oiseaux. Fiche espèce « Cardamine des prés » [En ligne], https://www.lpo.fr/decouvrir-la-nature/fiches-especes/fiches-especes/flore/cardamine-des-pres [consulté le 14 avril 2026]





Merci pour cette leçon de botanique dont j’ai bien besoin, Le lierre est bien violet – parme si on veut y apporter une nuance
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