Vivre mon rêve de Grand Nord en Laponie suédoise

La Laponie, j’en rêvais depuis au moins aussi longtemps que l’Islande. D’une part, pour les aurores boréales, et ensuite, pour rencontrer le Père Noël (le vrai), puisque c’est là-bas qu’il vit.

En décembre 2019, les étoiles se sont alignées pour la réalisation de ce rêve. Et vous savez quoi ? Au final, je n’ai vu ni le vrai Père Noël (encore que… j’ai un petit doute), ni les aurores boréales (ce n’est pas faute de les avoir chassées). Et pourtant, ça a vraiment été un rêve éveillé, un voyage qui laisse des traces, comme la Patagonie. Je vous raconte ? C’est parti pour un article fleuve, n’hésitez pas à le déguster en plusieurs fois 😉

Notre voyage

Pour situer globalement, nous avons passé un peu plus d’une semaine dans le nord de la Suède en décembre 2019. Nous sommes partis d’Uppsala (près de Stockholm) en train de nuit jusqu’à Kiruna. Là-haut, nous avions prévu un séjour d’un week-end « classique » : réservation d’une chambre d’hôtel et on verra sur place pour le reste. L’idée était de passer le Cercle polaire et de commencer à découvrir la Laponie « par nous-mêmes ».

Pour la suite du voyage, nous sommes redescendus un peu, au niveau de Skellefteå, et nous avons choisi une semaine « tout compris » dans une structure à taille familiale qui s’appelle Lappland Emotions, à Svansele. On avait presque l’impression d’être chez l’habitant, tout en ayant notre intimité bien préservée puisque nous étions logés dans un chalet typiquement suédois, la stuga, que nous avions pour nous seulement. C’était juste un rêve. Transport, hébergement, nourriture, activités, équipement grand froid et même sauna : Marie-Line et Arnaud se sont occupés de tout pour nous. Et ils l’ont fait de la meilleure des façons à mon sens, en partageant leur histoire, leur expérience et leur mode de vie dans la bienveillance, la sécurité et le respect de l’environnement.

Je reviens de là-bas tellement riche de ces échanges !

Mes 10 moments préférés

1. Voyage en train de nuit vers le pôle Nord !

Je nous revois sur le quai d’Uppsala, avec nos grosses valises et nos habits les plus chauds, à attendre le train comme si c’était le Pôle Express ! Nous regardions le panneau d’affichage qui annonçait le terminus, Narvik (tout là-haut en Norvège), sans arriver à en croire nos yeux. Et puis le train est arrivé, nous nous sommes installés dans notre compartiment.

Bon à savoir : Les compartiments sont prévus pour trois mais il est possible, moyennant supplément, de privatiser un compartiment pour deux seulement.

C’est ce que nous avons fait et nous ne l’avons pas regretté, car c’est vraiment étroit, même à deux seulement. Et puis nous avons pu profiter à notre rythme sans craindre de déranger. C’est très bien équipé, il y a un petit lavabo dans le compartiment, des couettes bien chaudes et propres, et même des serviettes et du savon pour aller prendre sa douche. On est assez loin du train de nuit Metz-Avignon je dois l’avouer. Pour le confort, ça reste quand même un train, ne vous attendez pas à une nuit réparatrice. J’avais la couchette du milieu et, de mon oreiller, pendant mes phases d’éveil, je pouvais regarder le paysage défiler. A la lueur des éclairages dans les villes et les gares, je voyais l’épaisseur de la couche de neige augmenter à mesure que nous roulions vers le nord. Au matin je me suis réveillée dans une lueur bleue foncée et la neige était partout. C’était magique.

2. L’arrivée à Kiruna

Nous sommes donc arrivés à Kiruna au petit matin. Pour une raison que je n’ai pas saisie, la gare n’est pas dans la ville, aussi, une fois sortis du train, vous embarquez dans un bus pour rallier la ville. Kiruna est une ville minière (extraction du fer) et l’arrivée à la gare de Kiruna, isolée et dominé par cette étrange colline éclairée qu’est la mine, a vraiment des allures de bout du monde. Vous vous sentez un peu comme un pionnier. Cette sensation est encore renforcée par l’atmosphère que nous avons trouvée en ville : rues quasiment désertes, tous les bruits assourdis par la neige, petites maisons de bois ou de tôle, et puis cette étrange lumière bleue suspendue pendant des heures entre le jour et la nuit.

3. Promenades dans la lumière bleue de Laponie (à pied ou en raquettes)

Cette lumière ! La lumière polaire… ce bleu profond, qui s’éclaircit lentement tandis que le soleil finit par délivrer, chichement, une lueur très basse sur l’horizon… c’est vraiment une expérience à faire. A cette époque de l’année (mi-décembre), c’est une aube vers 11h du matin, aussitôt suivie du crépuscule puis de la nuit noire à 13h.

A Kiruna, nous avons choisi cette tranche horaire pour aller marcher un peu sur le Sentier du Soleil de minuit et goûter notre première expérience polaire. Pour toute randonnée, surtout dans un environnement inconnu, il faut se renseigner avant de partir sur l’état du chemin et la météo, ce que nous avons fait à l’office du tourisme puis à l’hôtel Camp Riban, qui est situé au départ du sentier. Ainsi nous savions que le chemin n’était pas tracé jusqu’au bout et qu’il nous faudrait faire demi-tour à un moment. Cela ne nous a pas empêché de nous imprégner de la nature, des odeurs, de la lumière, de la température, nous répétant à chaque pas que « oui, nous sommes au-delà du Cercle polaire, tu te rends compte » ! Des bouleaux constituaient la majeure partie de la végétation, et puis il y avait la neige sous nos chaussures et parfois jusqu’à nos genoux (ça, c’était juste avant de faire demi-tour…). En soit le paysage n’était pas exaltant, surtout que le temps était très nuageux. Mais c’était notre premier contact avec la nature polaire, et pour ça c’était vraiment extraordinaire.

Sentier du Soleil de minuit

Plus tard dans la semaine, lorsque nous étions plus au sud, nous avons pu faire une randonnée en raquettes dans la forêt avec notre hôte pour guide. Nous avions nos frontales car la nuit était presque tombée lorsque nous sommes partis, en début d’après-midi. Là aussi, c’est une tellement belle expérience ! Surtout ce moment au bord de la rivière Skellefteå, auquel aucune des photos que j’ai prises ne rend vraiment hommage.

Au bord de la rivière Skellefteå

Lumière bleu clair sur la rivière qui coule silencieusement, neige blanche sur les sapins qui semblent pencher leur cime vers nous tandis que nous cherchons les étoiles depuis la clairière… Des traces de lapins et d’élans, de la barbe de troll (sorte de lichen dont les rennes sont très friands) qui pend aux arbres, un chien de berger qui tantôt nous devance, tantôt se repose en marchant dans nos traces, un étang gelé et un marais figé par le froid… pour moi, cette balade était féérique.

Barbe de troll

4. Concert de Sainte-Lucie dans le hall de l’hôtel de glace

Non loin de Kiruna, accessible en bus, se trouve l’Ice Hotel de Jukkasjärvi. Oui, vous avez bien interprété le nom du lieu : il s’agit d’un hôtel taillé dans la glace. Une sorte d’igloo géant et plutôt luxueux. Il y a des chambres « standard » mais il y a aussi beaucoup de chambres uniques qui sont le fruit d’un travail de sculpteurs de glace particulièrement talentueux. J’étais très curieuse de voir cela en vrai. Cet hôtel est reconstruit chaque année en décembre (ben oui… au printemps suivant, il fond) mais il y a une partie, appelée Hotel 365, qui est « climatisée » on va dire, et qui est ouverte toute l’année (j’avoue… j’approuve moins cette partie-là du concept).

Nous n’avons pas choisi de dormir là-bas (il faut dire que ça coûte plutôt cher, et puis payer si cher pour dormir dans un lit de glace, même avec une peau de renne, la frileuse que je suis passe volontiers son tour). Mais la visite est possible sans dormir, et nous avons choisi cette option. Avec un méga bonus auquel nous ne nous attendions pas : nous étions précisément le jour de l’ouverture de l’hôtel construit cette année-là ! Lorsque nous sommes arrivés, on nous a dit qu’à 17h se déroulerait l’inauguration et que pour l’occasion, comme nous étions le 13 décembre, il y aurait un concert de Sainte-Lucie dans le hall.

Petit aparté « culture scandinave » : la Sainte-Lucie

La Sainte-Lucie est célébrée le 13 décembre, jour à partir duquel le soleil se couche plus tard que la veille dans l’hémisphère nord. Il s’agit de célébrer la victoire de la lumière sur l’obscurité et c’est aussi un grand moment de l’Avent. Ce jour-là se déroulent des processions de jeunes filles vêtues de blanc, qui portent chacune une bougie et accompagnent la Lucia, qui elle, porte carrément une couronne de bougies sur la tête. Elles chantent des chants caractéristiques de la fête, puis des chants de Noël, et parfois distribuent des bonbons et des biscuits.

C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés dans un grand hall aux murs, plafond et piliers entièrement de glace, à écouter chanter une chorale de jeunes gens habillés de blanc dont l’une portait des vraies bougies allumées sur la tête. La Suède, tout simplement !

La visite de l’hôtel de glace nouvellement construit a eu lieu ensuite, et c’était magnifique. Plein d’ambiances, des références à la nature avec des animaux ou des végétaux, ou des choses plus abstraites, ou encore des personnages imaginaires issus de la mythologie comme des sirènes. Il y avait même un petit toboggan que nous nous sommes fait un plaisir de descendre.

Dans l’hôtel on trouve aussi un ice-bar, les boissons y sont servies dans un verre en glace. Pour la boisson, nous avons passé notre tour, mais le bar, décoré sur le thème de la fête foraine, vaut le coup d’œil. J’ai beaucoup aimé cette visite dans ce lieu insolite et onirique.

L’Ice Bar

5. Cocooning dans la stuga

Ou comment réunir deux aspects qui m’ont particulièrement plu dans la culture suédoise : le soin apporté à la décoration intérieure et le fika !

La stuga dans la forêt

La décoration intérieure pour commencer : je pense que je ne vous apprends pas grand chose et que le design scandinave est une notion dont vous avez déjà entendu parler, ne serait-ce que par le fait que le géant Ikea a largement contribué à sa diffusion. Nous logions dans un chalet typique et s’il n’était pas décoré purement « scandinave », en revanche on retrouvait quelques fondamentaux : matières brutes, couleurs claires, priorité au confort et à la fonctionnalité, quelques objets de décoration bien choisis sans tomber dans l’accumulation, des sources lumineuses nombreuses et bien placées. En plus de cela, des bougies, des livres, et une corbeille remplie de fruits et de gâteaux à la canelle.

Ce qui m’amène à mon deuxième point : le fika, que vous connaissez peut-être moins. Il s’agit de la pause café. Mais ici en Suède, c’est sacré ! Pour vous donner une idée de l’importance du fika, sachez que nos hôtes à Svansele sont allés jusqu’à nous réchauffer des kanelbulle, ces roulés à la canelle qu’on sert avec le café, sur un feu de camp ! Alors que nous étions en pleine partie de pêche sur glace !

La preuve en image !

Et dans le milieu professionnel, ne comptez pas siffler en douce votre jus de chaussette tout droit sorti d’une machine sans âme, tout seul en parcourant vos derniers slides sur votre ordinateur. Le fika, c’est une pause, une vraie, autour d’une table, avec généralement des gourmandises pour accompagner la boisson chaude, et il est incontournable. On m’a raconté qu’il était même plutôt mal vu de ne pas s’y plier, et surtout si la raison évoquée est « j’ai pas le temps ! ». Vous l’aurez compris, plus que le fika, c’est l’idée générale derrière cela qui m’interpelle. Dans les entreprises suédoises, pour parler de manière générale, il n’y a pas de présentéisme à la française et l’équilibre vie pro-vie familiale semble bien plus sain et bien mieux favorisé qu’en France. A confirmer par une véritable expérience de la chose ?

Nous, nous étions en vacances, mais nous n’avons pas négligé le fika pour autant ! Dans un aussi joli cadre, si propice au cocooning, c’était un plaisir. Aujourd’hui, quand je cherche à vivre de façon apaisée, je repense à ces moments-là, à ce que je peux en retirer pour atteindre un peu plus de calme et de sérénité.

6. La relation avec les chiens

Faire une promenade en traîneau à chiens est une activité « classique » en Laponie, mais si elle est souvent proposée, je pense que ce n’est pas toujours dans le plus grand respect des chiens (et même parfois des visiteurs). Mais à Svansele, nous avons eu la chance de faire bien plus qu’une simple promenade. En effet, nos hôtes sont des mushers. J’aurais même tendance à ajouter « avant tout ». Il possèdent leur propre meute, dont le chenil est juste en face de leur maison. Ils nous ont fait participer à l’harnachement des chiens avant de partir et aux soins en rentrant. Ils nous ont appris à piloter notre propre attelage. Il nous ont expliqué leur métier, leur entraînement, leurs choix d’éducation, les origines de leur chiens…

Nous avons consacré deux journées à cette activité : deux jours au terme desquels, si vous êtes rien qu’un peu impliqués, vous connaissez tous les chiens par leur prénom et vous commencez à avoir vos petits chouchous. Pour moi, c’était Dijo. Contre toute attente d’ailleurs, car pour tout vous avouer, j’ai depuis l’enfance une appréhension avec les chiens. Pas une peur, mais une appréhension certaine. Or, Dijo est un groenlandais, un énorme chien blanc crème, parmi les plus imposants de la meute à mes yeux. Mais Dijo est calme, comme la plupart des chiens de la meute d’ailleurs, car c’est une caractéristique encouragée et développée par ce musher. Et surtout, Dijo adore les gratouilles et une fois qu’il a trouvé une bonne âme qui en prodigue sans limite pour peu qu’il soit un peu collant, il ne la lâche plus. Oui, j’ai été cette bonne âme et non, je ne regrette rien :-).

Un peu collant comme ça 🙂

7. Piloter un traîneau à chiens… sur le fleuve !

C’était la première fois que je montais sur un traîneau à chiens, et a fortiori la première fois que j’en pilotais un. Nous avions chacun quatre chiens dans notre attelage, et Arnaud, le musher, en avait plus. C’est grisant mais c’est un peu sportif, il faut bien avouer. Pour éviter que la vitesse soit trop importante, et pour que les chiens tiennent la distance, il ne faut pas les laisser à fond tout le temps. Et croyez moi, à fond, ils y vont ! Donc il s’agit de les freiner, mais sans brusquerie. Vous devez aussi leur donner les bonnes indications, les encourager, gérer les bosses et les virages sans tomber, et les aider dans certaines montées.

C’est une expérience extraordinaire d’être ainsi avec sa petite équipe, de les encourager, de les féliciter chaleureusement quand ils ont passé sans encombre un endroit délicat, de les remercier au moment des pauses (et de les rejoindre piteusement quand ils se sont arrêtés devant parce que vous avez giclé du traîneau…). Et tout cela dans un paysage à couper le souffle. La forêt enneigée d’abord, les marais figés, et puis le fleuve Skellefteå… Une des plus belles images qui me reste, c’est ce moment où nous glissions en silence sur le fleuve gelé, dans la lumière du petit jour polaire… un rêve éveillé.

8. Les repas autour du feu dehors ou dans la cabane

intérieur d'une kota, feu central et chien sur une banquette

Si vous me suivez un petit peu, vous le savez : j’aime manger ! Et tous nos repas à Svansele (oui, tous) ont été à la fois simples et délicieux. Il y a même des recettes que je fais chez moi aujourd’hui (les méga-gougères !) Nous avons pu goûter quelques produits locaux, comme la viande de renne et la tarte aux myrtilles de la forêt. Les souvenirs les plus marquants sont ceux des repas du midi : en extérieur autour du feu, ou à l’abri d’un tipi ou d’une kota, nous avons dégusté des crêpes, des croque-monsieur et même des hot-dog, avec les saucisses cuites dans leur jus à même la boîte, au-dessus du feu. Le tout précédé d’un bouillon bien chaud amené dans la thermos, et suivi d’un café bien chaud lui aussi, avec le biscuit qui va bien évidemment. J’ai aimé autant ce que j’ai mangé que l’ambiance conviviale et chaleureuse de ces repas.

9. Le sauna avec vue

Le sauna ! Autre grand classique de la culture scandinave, que l’on ne présente plus. Celui dont nous avons pu profiter à Svansele était une sorte de tonneau en bois, avec une vitre donnant sur la forêt juste à côté. Vous êtes assis, il fait chaud (après une journée à -20 ça fait du bien), vous êtes détendus, et vous voyez dehors la neige qui tombe… L’instant parfait.

10. Allongés dans la neige à attendre l’aurore

Oui, voir la neige qui tombe depuis le sauna où vous êtes bien au chaud, c’est un moment parfait. Sauf au moment où vous réalisez que cette neige, elle tombe bien de quelque part, en l’occurrence, des nuages, qui vont vous pourrir l’observation des étoiles… et des aurores boréales ! Nous avons guetté les éclaircies, nous sommes sortis malgré notre forte tendance au cocooning, nous avons marché dans la nuit polaire à la recherche d’une vue dégagée, nous nous sommes allongés sur les talus enneigés en espérant l’aurore… Rien, nous n’avons rien vu. Enfin si, un ciel étoilé merveilleux, quand même. Et des traces d’élans et de lapin au sol. Et nous avons partagé ces moments avec nos compagnons de villégiature, et malgré l’absence des lumières qui dansent, c’était des instants précieux.

Empreintes dans la neige

Pour finir… mes modestes conseils pour un voyage en Laponie

Le froid : équipez-vous (ou faites-vous équiper) sérieusement

Il n’y a pas de mauvais temps, il n’y a que de mauvais habits ! Le froid polaire n’est pas une légende, même si vous pouvez tomber sur une période où la température reste chaude pour la saison. Pensez à la technique des trois couches (une sous-couche de vêtement technique, une veste polaire et une parka imperméable et doublée) et pensez à protéger vos extrémités (gants et bonnets obligatoires). Pour les pieds, ne faites pas la même erreur que moi : le premier jour, je portais des collants doublés polaire et des chaussettes de ski par dessus, le tout dans les bottes de neige étanches prêtées par nos hôtes. Double erreur : d’une, le collant (sans doute mal choisi) me comprimait trop la jambe, limitant la circulation sanguine, et de deux, j’ai bien eu chaud… au début ! Mais du coup, j’ai transpiré, et avec les deux couches, la transpiration ne s’évacuait pas, laissant les pieds dans l’humidité. Ce qui fait que j’ai vraiment eu très très froid aux pieds ce jour-là. Le guide m’a même donné des chaufferettes pour que je tienne le coup jusqu’au soir. Il m’a expliqué ensuite mes erreurs vestimentaires et pour la suite, je n’ai porté « que » des grosses chaussettes… avec les bottes de neige, c’était suffisant !

La culture suédoise : imprégnez vous, ça vaut le coup.

Je vous ai parlé du design scandinave, du sauna, du fika… mais il y a bien plus encore à découvrir en échangeant avec les habitants. Par exemple, intéressez-vous à leur système de santé, très axé sur la prévention. Ou à l’éducation des enfants (qu’en est-il vraiment du mythe des enfants-rois à la scandinave ?) Ou encore au système scolaire (vous serez peut-être surpris du degré d’autonomie des jeunes par rapport à la France). Ou au respect envers les femmes (on m’a raconté l’histoire d’un groupe de jeunes Suédoises qui ont découvert l’existence du harcèlement de rue… lors d’un voyage scolaire à Paris… no comment.) Interrogez-les sur la vie en entreprise, le rapport à l’environnement, la façon de mener des affaires, etc. J’ai eu la chance d’échanger avec des expatriés de longue date, en français donc (je suis hélas bien démunie dans les autres langues, malgré tous mes efforts dans ce domaine), et cela m’a réellement enrichie et donné matière à réflexion. Si en plus vous comprenez bien l’anglais… n’hésitez pas, discutez !

La nuit : apprivoisez la !

attelage de chiens éclairé par une frontale dans la nuit
Traîneau à la frontale

On l’a vu, la nuit dure tout le jour ou presque à cette période de l’année. Alors n’oubliez pas la frontale (bien chargée) et profitez de ce séjour pour reconsidérer votre rapport à la nuit et à l’obscurité. Un exemple tout simple pour illustrer mon propos : j’ai vu des enfants jouer dans la forêt alors qu’il faisait nuit noire (à proximité des habitations tout de même !)… ben oui me direz-vous, logique, quand joueraient-ils dehors l’hiver s’ils devaient attendre qu’il fasse jour ? Chez nous, si un enfant se retrouve dans la forêt la nuit, c’est probablement une mauvaise nouvelle : il s’est perdu, il a oublié l’heure, il a peur et les loups vont le manger. Je ne dis pas qu’une fois rentrée en France, je suis allée courir de nuit tous les soirs en solo sur les chemins de campagne autour de chez moi, mais enfin, j’ai envisagé qu’il était possible, bien équipé, de courir/ se promener de nuit. Et je l’ai même fait, de temps en temps !

Et enfin : la loose du week-end à Kiruna

Si vous allez à Kiruna le week-end, surtout un peu avant l’ouverture de la saison hivernale, ne faites pas comme nous et anticipez soigneusement vos déplacements. Nous avions prévu d’aller goûter la nature grandiose et sauvage au sein du parc national d’Abisko, à une petite centaine de kilomètres de Kiruna, mais nous n’avions pas réservé à l’avance de places dans le train. Quand nous avons voulu prendre nos places la veille sur le site de la compagnie, tout était « sold out », déjà vendu ! Et nous avons découvert à nos dépens qu’à Kiruna, le week-end… il n’y a pas de bus. Pas de transfert. Pas de location de voiture (de toute façon nous n’aurions pas osé conduire dans ces conditions météo un peu extrêmes auxquelles nous ne sommes pas habitués). Le taxi est évidemment hors de prix. Bref, nous sommes restés à Kiruna. Où tout est fermé le week-end, sauf la mine. Ah ! il y a quand même ce resto asiatique, l’Arctic Thai and Grill : on a drôlement bien mangé, à satiété, pour pas trop cher et dans une ambiance détendue qui nous a fait du bien après cette déconvenue.

Alors, envie de partir vous aussi à la découverte du Grand Nord scandinave ?

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